Le poids des chaînes


Il s’agit d’un collier monumental faisant référence d’une part aux colliers choux et grains d’or que portent traditionnellement beaucoup d’antillaises – perles d’or données à l’origine aux esclaves domestiques pour les étrennes et montées en collier par ces dernières – et d’autre part aux chaînes entravant les esclaves.

Des reliques en bois évoquant les différentes colonies, les différents territoires – Martinique, Guadeloupe, Guyane, Louisiane, Saint-Domingue, Saint-Barthélémy, Saint Martin, Saint Christophe, les Iles de France et Bourbon – où la population noire a subi l’outrage de la traite négrière sont accrochées au collier.

Le collier est réalisé en quincaillerie d’accastillage, maillons rapides en inox, câbles, chaînes de bateaux, mousquetons, cordages, manchons en cuivre qui rappellent le commerce triangulaire.